23.04.2009

Médiation en vue sur l'avenir du site Continental de Clairoix

François Fillon a assuré que les salariés de Continental qui ont commis des violences seront poursuivis, alors qu'une médiation de dessine pour réfléchir à l'avenir du site de l'Oise.

/Photo prise le 22 avril 2009/REUTERS/Benoît TessierPARIS (Reuters) - Les salariés de Continental qui ont commis des violences seront poursuivis, a dit François Fillon, alors qu'une médiation de dessine pour réfléchir à l'avenir du site de Clairoix (Oise).Le comité central d'entreprise français du fabriquant allemand de pneus Continental a accepté à Nice la proposition du Premier ministre d'organiser une médiation tripartite personnel-direction-gouvernement.Cette dernière aura lieu le 29 avril à Paris sous la houlette du secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel.Mais François Fillon a annoncé qu'il n'y aurait aucun laxisme pour les auteurs du saccage, mardi, de la sous-préfecture de Compiègne (Oise) par des grévistes en colère."Il y a une très petite minorité à Continental qui rend les choses très difficiles", a-t-il déclaré sur France Inter."Même les organisations syndicales ont du mal à jouer leur rôle plein de médiateurs dans cette crise en raison de cette minorité très agissante, très violente, pour laquelle, je le dis clairement, s'agissant des violences qui ont été commises hier, il y aura des poursuites", a dit le Premier ministre."On tend la main à une majorité des salariés mais jamais un chef de gouvernement ne pourra accepter que l'on casse les locaux d'une sous-préfecture", a-t-il insisté.La sous-préfecture de Compiègne a été mise à sac après la décision en référé du tribunal de Sarreguemines (Moselle) de débouter les salariés qui demandaient la suspension de la fermeture de l'usine de Clairoix."DÉSESPOIR""L'Etat sera présent pour faciliter, canaliser, catalyser ce dialogue indispensable", a déclaré mercredi à la presse la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.Elle a annoncé qu'il existait "des expressions d'intérêt de la part d'investisseurs"."Evidemment, on va poursuivre toutes les pistes, les explorer aux côtés de l'ensemble des partenaires", a-t-elle dit.Un nouveau CCE aura lieu le 13 mai à Nice au cours duquel les négociations entre direction et syndicats sur la fermeture de Clairoix et les mesures d'accompagnement pour les salariés devraient en principe réellement commencer.Des salariés de Clairoix ont prévu de se rendre jeudi à Hanovre pour joindre leur voix à celle de leurs collègues allemands au moment où se déroulera une assemblée générale des actionnaires du groupe Continental."Manifestation symbolique, digne et calme", ont annoncé les syndicats, qui ne souhaitent pas que se reproduise en Allemagne les dégradations commises à Compiègne.Les saccages, séquestrations de patrons et autres actes de violence qui se multiplient en France à l'annonce de fermetures d'usine et de suppressions d'emplois, sont condamnés par la quasi-totalité de la classe politique, qui dit aussi comprendre la colère exprimée."On ne peut pas réjouir de ça mais on peut comprendre, oui", a déclaré sur France 2 le député PS du Doubs Pierre Moscovici.Pour la secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF) Marie-George Buffet, "cette colère est normale"."On condamne la violence mais ce n'est pas de la violence de se battre pour obtenir des négociations", a-t-elle dit sur Canal+.Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey et Pierre Thébault à Nice, édité par Yves Clarisse

Conformément à la loi "Informatique et Liberté" n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, nous nous engageons à informer les personnes qui fournissent des données nominatives sur notre site de leurs droits, notamment de leur droit d'accès et de rectification sur ces données nominatives.

Nous nous engageons à prendre toutes précautions afin de préserver la sécurité de ces informations et notamment empêcher qu'elles ne soient déformées, endommagées ou communiquées à des tiers.



Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/topnews_reuters/20090422.REU6603/mediation_en_vue_sur_lavenir_du_site_continental_de_cla.html

10.03.2009

LA PROCHAINE ETAPE POUR LA PUISSANCE EUROPEENNE !

Cependant, ces avancées, dont la création des forces de réaction rapides (brigades tactiques) et celle du Centre d'Opération non permanent, constituent une option minimaliste de construction de la défense européenne, surtout lorsque l'on compare les besoins conséquents de puissance européenne dans un monde multipolaire, et les risques géopolitiques liés aux problèmes des zones de non droit, aux crises sécuritaires multiples pour lesquelles il n'existe plus de puissance tutélaire capable de geler les conflits, ou encore aux actions étatiques et para-étatiques ayant besoin de réponse rapide, avec des durées d'exécution dépassant les capacités opérationnelles actuelles de l'UE, voire de l'OTAN et des forces de maintien de la paix de l'ONU.

Il s'agit d'une part de créer un système de sécurisation continental d'origine européenne, reprenant les thèses développées au sein de l'OTAN de "burden-sharing" (partage croissant des responsabilités de la sécurité continentale entre américains et européens), avec une augmentation des capacités de défense européennes, une mutualisation des ressources existantes, et l'existence d'une sécurité collective assurée en première instance par les européens, sans marginalisation de l'organisation atlantique, voire au contraire, la possibilité de libérer cette dernière des contraintes continentales européennes, pour lui permettre de devenir une véritable organisation sécuritaire internationale (laissant à cette dernière la possibilité d'utiliser pleinement son article 12, reflétant les développements sécuritaires post-Guerre Froide), avec des élargissements à l'Est (Japon, Corée du Sud) et au Sud (Australie, voire des pays émergents), tel que souhaité par une partie croissante de l'establishment de défense américain et britannique.

D'autre part, compte tenu de la concurrence géopolitique croissante entre l'OTAN et la Russie, la priorité géostratégique du bloc européen doit être la normalisation sécuritaire de sa frontière orientale (chose dont l'OTAN semble incapable), l'achèvement de la période de transition post-Guerre Froide, la mise en place d'un système permanent de sécurité collective européen, avec la création d'un système de coordinations avec la Russie dans les zones pouvant facilement faire l'objet de crises (zones périlleuses au regard du droit international, corridors énergétiques et commerciaux, libre circulation), évitant ainsi des mouvements unilatéraux de l'OTAN perçus comme des provocations nécessitant réaction politique et / ou militaire russe, et la participation des Etats orientaux du voisinage européen au système sécuritaire continental (éliminant les risques d'Etats-tampons avec des dispositions sécuritaires floues), ou des décisions dépendant des relations bilatérales entre les Etats-Unis et la Russie, favorisant la sortie de crise multilatérale (UE + Russie + forces nationales et autonomistes / indépendantistes dans le pays déstabilisé).

Une force européenne se doit de pouvoir sécuriser de manière autonome ses périphéries, et faire appel à l'Alliance Atlantique lorsque cette dernière semble plus pertinente (l'extension de l'alliance elle-même devenant facteur de déstabilisation à l'est du continent ; les mécanismes internes de prévention de tensions politiques entre pays membres n'ayant quasiment pas fonctionné lors du 11 septembre, avec l'utilisation inutile de l'article 5 - la reprise du commandement de l'ISAF en Afghanistan par l'OTAN ne s'opérant qu'à partir du mois d'août 2003 - , et lors de l'invasion de l'Irak, que ce soit par les forces de la coalition ou par la Turquie ; la durée de la mission en Afghanistan remettant par ailleurs en cause sa toute-puissance opérationnelle).



Source: http://bellaciao.org/fr/spip.php?article81781

20.02.2009

Enquête : Villepin : Chirac "n'a jamais eu de compte au Japon ...

L'ex-Premier ministre a été interrogé comme témoin, jeudi à Paris, par un juge d'instruction de Tahiti. "J'ai été [le] collaborateur [de ] pendant de nombreuses années et je puis donc en témoigner : il n'a jamais eu de compte au Japon", a déclaré l'ancien chef du gouvernement sur TV5 vendredi, évoquant "des confusions, des manipulations, des interprétations".

Les archives de Rondot, et les démentis de Chirac C'est en marge de l'affaire Clearstream qu'ont été découverts, dans les archives du général Philippe Rondot, des éléments d'enquête de la DGSE sur ce supposé compte bancaire Chirac au Japon, dont l'existence n'a jamais pu être démontrée.

Le bureau de Tokyo de la DGSE, menant en 1996 une enquête de routine sur le banquier Soichi Osada, ami de l'ancien maire de Paris qui voulait investir en France, a fait état dans une note envoyée à Paris d'un compte bancaire détenu par et crédité de 300 millions de FF, sans plus de détails. Le général Rondot, qui a mené une enquête en 2001 sur cette affaire, à la demande de l'Elysée, avait confirmé devant les juges cette information en mars 2006, dans une audition, précisant que le compte était ouvert à la Tokyo Sowa Bank.

Votre réaction* * Champs obligatoires En application de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant.



Source: http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,4249121,00-villepin-chirac-n-a-jamais-eu-de-compte-au-japon-.html